Les cyclones aux Antilles, phénomène rare et étonnant

Les Cyclones sont un phénomène météorologique assez complexe et peu compris, présents dans bon nombre d’endroits du globe, de l’Asie jusqu’au cercle polaire, nous allons nous concentrer sur ceux que nous pouvons observer aux Antilles afin d’en savoir un peu plus sur eux.

 

Tout d’abord, un cyclone se forme grâce à bon nombre d’éléments distincts qui doivent remplir des conditions précises, même si l’on peut avoir l’impression qu’ils sont fréquents, les caches à cocher pour qu’ils apparaissent sont nombreuses et l’on peut donc les considérer comme des phénomènes assez rares.

La saison cyclonique aux Antilles s’étend du 1er juin 1 décembre mais presque 95% des cyclones se produisent au mois de septembre, l’année 2023 est pour l’instant assez particulière, à l’image des phénomènes climatiques changeants partout dans le monde cette année.

Les différents types de tempêtes que nous pouvons avoir aux Antilles se forment généralement en Afrique de l’ouest, à cet point, les différents paramètres qui doivent êtres présents pour sa formation sont :

  • Une température de l’eau en mer à plus de 26°C et à au moins 60 mètres de profondeur

  • Une distance minimale de 550km de l’équateur, en effet, un cyclone ne peut pas se déplacer s’il est proche de ce dernier car la force de la rotation de la terre sera trop faible

  • Des vents secs du Sahara peu présents, afin de ne pas perturber sa formation

  • Des vents faibles en haute altitude (1500 à 10 000m) afin également de ne pas perturber sa formation

Une fois ces conditions remplies, le phénomène peut donc débuter sa formation, l’observation peut à partir de ce moment commencer.

Les Américains ont la main mise sur presque toute la collecte de données concernant les cyclones sur cette partie du globe, la raison est que ces tempêtes finissent majoritairement leur course sur leur territoire. Le National Hurricane Center (NHC) possède deux avions  « Lockheed WP-3D » dits « Hunters » créés et profilés pour se rendre au plus proche des cyclones afin d’en collecter le maximum d’informations et de les redistribuer via des cartes interactives.

Afin d’être catégorisés le mieux possible, les phénomènes passent par différents stades suivant la force des vents et la pression atmosphérique. On leur donne des numéros, des noms, des pourcentages de probabilités, un cyclone suivra donc ce chemin :

  1. Une formation nuageuse perturbée est constatée émergeante du continent Africain.

  2. La formation présente des caractéristiques de développement, elle est donc catégorisée comme « INVEST » par les américains et numérotée entre 90 et 99 suivie de la lettre « L » (pour Atlantique).

  3. La formation est surveillée, des prédictions de trajectoire sont faites et des pourcentages de probabilités concernant son futur sont calculés.

  4. La formation du cyclone est affirmée et un nom propre lui est donné. La dénomination des cyclones est faite en amont de la saison, parfois classés par ordre alphabétique, les noms sont choisis en fonction des régions concernées, afin que le nom donné soit reconnaissable et compréhensible dans les buts de prévention de la population.

  5. Le cyclone est catégorisé en différentes forces selon sa puissance et suivi de très près afin de maximiser son anticipation et la protection des populations

Bien que craints, la prévention faite pour la population et les mesures mises en place lors d’un passage sont aujourd’hui optimales et rares sont les pertes humaines, les derniers décès recensées en Guadeloupe étant il y à plus de 34 ans avec le cyclone Hugo en 1989. Les noms des cyclones les plus dévastateurs ne sont d’ailleurs plus jamais donnés à d’autres phénomènes, la météorologie bien qu’étant très scientifique et également sujette à bon nombre de superstitions !

Les cyclones nous rappellent notre relation parfois complexe avec la nature, même si il est aujourd’hui difficile de l’imaginer avec notre monde actuel, l’humain ne peut pas tout contrôler et parfois il faut simplement attendre sagement, sans rien d’autre à faire que d’observer ces phénomènes impressionnants.


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