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Le carnaval de Guadeloupe

Mai04

C’est La grande fête des Antilles !


Le carnaval de Guadeloupe est un événement festif et culturel annuel qui se déroule en Guadeloupe
, sur deux mois environ.

En Guadeloupe, le carnaval a cette particularité de s’étendre sur tout l’archipel.

Le programme des fêtes s’illustre par une parade dans toutes les communes tous les week-ends.

Il commence le dernier dimanche de l’Epiphanie par une véritable explosion de gaieté, et se termine par l’enterrement de Vaval, roi du carnaval, le mercredi des Cendres. Ce jour-là, diables et diablesses vêtus de blanc et de noir défilent dans les rues de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre, dansant et chantant au son des tam-tams les biguines du Grand Vidé. A la fin de la journée, l’effigie de Vaval appelée « Bois Bois », est brûlé dans un brouhaha indescriptible et jetée à la mer sous les cris et les lamentations de la foule. « Vaval mô, vaval mô » (Carnaval est mort). Vaval pa quitté nou (Carnaval, ne nous quitte pas) ». Le carnaval connaît un dernier sursaut à la Mi-Carême avec le grand défilé en rouge et noir dans les rues.
En Guadeloupe, le carnaval est marqué par des jours gras (lundi, mardi et mercredi). Le lundi gras est dédié aux mariages burlesques. Avec un long cortège, des couples déguisés (l’homme s’habille en femme et la femme endosse un costume d’homme) se présentent devant le maire et le prêtre. Le Mardi gras est le point fort du carnaval où le défoulement est à son maximum. De nombreux concours sont organisés pour élire le meilleur groupe, meilleur costume, etc. Le mercredi des Cendres est un jour de deuil. Vêtue en noir et blanc, la foule brule l’effigie du roi Vaval tout en chantant et en dansant.
D’une certaine façon, le carnaval de Guadeloupe est un moyen d’exorciser la mort. Ainsi, le déguisement n’est qu’un passage, une transformation et même un dépassement de soi. Donc, pendant les parades des jours gras, on peut voir beaucoup de masques, de costumes et des déguisements qui parodient la mort (des squelettes, des têtes de mort, des diables, etc.). Quant à Vaval, c’est un personnage qui symbolise tous les problèmes et les deuils de l’année passée. Il est représenté en carton de quelques mètres de haut qui sera brûlé à la fin des défilés. La fin de Vaval marque également la fin des festivités et le début du carême.

Les origines :

Le carnaval (kannaval en créole) a été introduit par les colons au XVII e siècle pour faire la fête avant de se restreindre au moment du carême. En Guadeloupe où seuls les colons pouvaient fêter le carnaval au début de la colonisation, les esclaves africains apportèrent par la suite leur touche culturelle à cette fête d’origine européenne (les tambours, les masques, les chants…). Les esclaves voyaient en cette fête une occasion inespérée de se défouler mais aussi de tourner en dérision par les déguisements notamment leurs maîtres dominateurs.

Les groupes de musique du Carnaval

Les groupes carnavalesques sont classés selon leur système de musique en trois catégories :

les groupes à peau (« po »), qui sont des groupes traditionnels indépendants, ils jouent avec de petits tambours couverts de peau d’animal comme le cabri ainsi que d’autres instruments traditionnels,
Les groupes à « Po » sont composés de sous-groupes :
– Les groupes à fouet : Leurs membres claquent des fouets généralement pour exprimer la souffrance qu’enduraient les esclaves durant la colonisation,
– Les groupes « gwo siwo », leurs adhérents se couvrent le corps d’un sirop noir très odorant,
– Les cortèges à pied, ce sont les plus communs, ils rendent hommage au carnaval traditionnel avec des costumes naturels et la musique qui transmet un message fort à la population.
Les groupes à Pô permettent à la population de renouer avec leurs origines à travers les chants et les déguisements qui font souvent référence aux coutumes, aux mythes de l’île mais également qui tournent en dérision des évènements actuels.

Les groupes à « Mass »
Les groupes de ce type tels que nous les connaissons aujourd’hui sont apparus au milieu des années 2000. Malgré leurs masques et leur costumes stéréotypés ils arrivent la plupart du temps à innover grâce à leurs chorégraphies et à leurs humour.

• les groupes à caisses claires, qui utilisent des instruments fabriqués de manière artisanale (caisses claires, gros tambours en plastique, conques de lambis….)
Leurs costumes sont très diversifiés. Ce sont les seuls groupes qui utilisent des instruments à vents et dont le financement est le plus onéreux. Ils sont reconnaissables grâce à leur musique et, évidemment, à leurs costumes et à leurs chars.
Aujourd’hui, on trouve également les groupes à synthés, originaires du carnaval de Basse-Terre, ils sont des sound-systems ambulants : ils embarquent sur un camion baffles, groupes électrogènes et synthétiseurs, suivis par les guitares électriques et les chanteurs à micro.Mais les groupes à synthés n’en sont pas moins typiquement Guadeloupéen pour autant, et le reste de la section musicale, égale à celle des groupes à caisses claires suit derrière le camion. Sur le plan musical, ce sont les groupes à synthés qui ont le tempo le plus rapide, donc en général ce sont ceux qui entrainent le plus les spectateurs et mettent le plus d’ambiance. Bien que mettant généralement plus le paquet sur la partie instrumentale et moins sur les chorégraphies et costumes que les groupes à caisses claires, les groupes à synthés participent pour la plupart aux concours.

Alors n’hésitez plus, et venez découvrir les beautés et l’ambiance du carnaval de Guadeloupe cette année !

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